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NE PAS VOUS OUBLIER

LES MEILLEURSSOUVENIRS, NOS PARENTS, NOTRE ENFANCE.

Quoi de plus beau que de se souvenir de nos parents quand on a eu une enfance heureuse ?
Et bien pour ma part je crois que c’est :

De leur témoigner notre reconnaissance il n’y a pas d’âge pour çà tant que nous avons la mémoire.
De leur prouver une fois de plus notre grand amour ,
De les vénérer comme il se doit,
De les mettre sur un piédestal comme ils le méritent,
Enfin de ne jamais les oublier…
Et pour cela il faut penser à eux, parler d’eux, raconter les anecdotes qui sont dans notre esprit
Et au plus profond de notre cœur.
C’est pour cela que je viens aujourd’hui, moi votre fille, puisque l’occasion m’en est donnée par le billet de l’ordinateur, me confier et publier mes sentiments.

A Vous mes parents adorés,
Patito Papa,
Grande-Mamie Maman.
Patito, c’est le nom que tous tes petits enfants t’ont donné,
Grande-Mamie, mamie pour tes petits enfants, et grande mamie pour tes arrière-petits-enfants qui t’ont surnommée ainsi, vu que moi je suis leur mamie.
Les présentations étant faites avec le plus grand Honneur qui vous revient,
Je me dois de parler de vous, vous le meritez tellement.
Vous méritez tellement que l’on vous prouve notre reconnaissance.
Vous méritez tellement pour tout ce que vous nous avez inculqué à nous vos enfants, pour tout ce que vous nous avez enseigné !
L’éducation, le savoir vivre, la droiture, l’amour entre frères et sœur, l’entraide l’un envers l’autre, et surtout votre amour avec un grand A.
Vous avez su nous transmettre tout cela : un énorme héritage ! Et quel héritage ! Le plus riche à mes yeux, puisque nous l’avons toujours possédé.
Il va s’en dire que vous avez toujours su combien nous avons pu vous aimer nous vos trois enfants.
Malheureusement papa chéri tu nous as quitté (toujours trop tôt), ensuite la perte de notre frère aîné qui prenait une très grande place dans notre cœur, c’était beaucoup trop pour nous tous, et avec une tristesse indescriptible ! Toi maman chérie tu as supporté ce grand chagrin à ton âge avancé, cette immense perte qu’est celle de ton fils. Tu disais : « c’est une brûlure dans mon cœur » et tu as accepté difficilement mais avec sagesse, dignement, pour ne pas être trop triste devant nous tes enfants.

A présent je viens en mon Nom personnel ; et au nom de toute ma petite famille grands et petits, vous remerciez de votre aide permanente oh ! Combien précieuse, pour avoir prodigué à mes enfants autant d’amour. Comme d’excellents parents que vous étiez.
Vous les avez gardé des jours et des nuits pour nous permettre à mon mari et moi de prendre quelques jours de vacances. Et toi ma chère maman chérie avec tout ton courage tu les prenais tous les trois a la plage de Nice, avec le parasol sous le bras, ta petite chaise, les sandwichs qu’ils appréciaient tellement avec cette bonne salade cuite qui avait un goût particulier car cette saveur émanait de tes mains si douces.

Mais il y avait une condition pour aller à la plage :
Celle de ne pas aller loin, juste au bord, pour pouvoir les surveiller à tous les instants !
Celle d’apprendre les tables de multiplications par cœur.

Et en respectant ces conditions ils avaient le droit à la surprise, la joie, le plaisir d’aller s’installer chez un glacier, toujours le même, prendre une créponnée et ainsi se délecter et apprécier encore plus leur sortie. Tu étais si heureuse en les voyant comme une gentille Grande-Mamie. Ils étaient heureux de prendre le bus avec toi ma chère maman chérie, et tout cela ils ne l’ont jamais oublié, et le racontent encore aujourd’hui à leurs enfants. Ils ont aussi le souvenir des parties de cartes espagnoles, ronda, petits paquets, avec quelques francs pour leur argent de poche.
Tu avais la patience d’une sage, d’une sainte comme tu l’as toujours été durant toute ta vie, une femme de bonté.
Je voudrais aussi raconter quelques souvenirs qui me sont propres, quelques paroles qui me sont toujours restés quand j’y pense, et quand je vois, je m’explique …
Voici quelques souvenirs de mon père adoré:
IL ne voulait pas que je me lève de table pour aller chercher de l’eau, un plat ou autre chose, sa parole était toujours la même : « Moi je n’ai qu’une seule fille » !
J’avoue que j’aimais l’entendre dire ces paroles.
J’attendais aussi avec impatience le jour de repos de la femme de ménage pour profiter de faire le ménage à fond. Puis si par hasard mon père venait à ce moment là il s’exclamait en disant a ma mère : « Pourquoi tu la laisses travailler ? » et ma mère rétorquait : « C’est elle qui veut. »
Quand mon père tardait un peu pour rentrer à la maison avec une demie heure de retard seulement, je m’inquiétais, je restais au balcon guettant son arrivée.
Puis un jour,je voulais m’acheter des chaussures,et ma mère n’ayant pas eu le temps de venir avec moi,mon père se proposa de m’accompagner dans un des plus beaux magasins,en regardant la vitrine mon regard s’est fixé sur une très jolie couleur mode. Nous voilà rentré, et mon père dit à la vendeuse : « Donnez nous tout ce qu’il y a de plus beau et de plus cher ! »
C’était çà mon père, pour sa seule fille, comme il disait toujours.
Puis un autre souvenir parmi d’autres, ma mère allait de temps en temps faire une cure pour les rhumatismes, et,j’avais la responsabilité de m’occuper de mes frères et de mon père,en leur préparant les repas, midi et soir. J’avais pris soin de copier, sur un cahier,toutes les recettes. Mon père et mes frères me félicitaient à tous les repas en me disant : tu réussis mieux que maman. Voilà qui était mon père,ce père qui adorait sa fille.
Puis, toi maman chérie, j’ai tellement de choses à raconter… mais une mère c’est différent. Le lien entre mère et fille, les affinités qu’il est impossible de raconter en quelques lignes, toute une enfance.
Mais je vais tout de même te rendre hommage en me souvenant avec un immense plaisir de tes mains si adroites Si habiles qui brodaient de très belles nappes, des draps réservés pour mon trousseau, avec mes initiales.
Tu te levais tous les matins très tôt pour pouvoir broder pendant quelques heures,avant de commencer la journée. Je n’avais que 13 ou 14 ans,et tu étais toute heureuse quand tu avais terminé une belle applique en luxeuil pour la placer dans mon drap de noces. Combien d’heures ,combien de journées, à terminer avec une grande satisfaction.Tu voulais tellement me faire plaisir,que tu m’as donne l’envie d’en faire une aussi afin de la placer dans ce joli drap, en me disant regarde on ne voit pas la différence tellement c’est bien fait !
C’était toi ma mère, à faire toujours plaisir, avec ta douceur, ton savoir-vivre,ta sagesse… Tous les mots ne suffiraient pas, ces mots qui font chaud sau cœur, on grandit avec tout ces exemples pour donner à notre tour le même amour, le même mode d’emploi, la contuinité de ces belles valeurs éternelles.
Merci à vous mes parents adorés, vous avez atteint le sommet, vous avez toute ma reconnaissance.
Le seul mal que vous avez pu nous faire, c’est de nous avoir laissés mais nous savons que vous nous regardez de votre royaume.
Le seul bien que nous pouvons faire pour vous et vous rendre ce que vous nous avez donné, c’est de toujours penser à vous, de vous vénérer, de parler de vous à nos petits enfants, afin que vous restiez dans les mémoires de ceux qui vous ont aimés, et pour que le rappel de vos noms, Yvonne et Menahèm, soit une bénédiction.

 

Votre seule Fille ( comme dirait mon père…)

©JOSIANE MENA

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Je remercie vivement Josiane de m'avoir confié ses textes qui sont si touchants et pleins de sincérité. Aliza

 


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