La première fois que je la vis, elle avait l’air de
sortir d’une poubelle. Sale, les cheveux en pagaille et pleins
de nœuds, les vêtements débraillés et nauséabonds,
elle ne payait pas de mine. Mais je me souviens que ce qui m’a
frappé de plein fouet, et ce qui m’est resté en
mémoire comme image d’elle, c’était surtout
ses yeux. Ils étaient foncés, d’une profondeur
de grand lac, presque noirs ébène, et chargés
d’une peur qui devait monter du fin fond de ses entrailles...
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recueil de mes nouvelles paru chez Edilivre
ici, sous le titre "Les pantoufles" |